La Blockchain, tous concernés !

L’explosion d’internet depuis le tout début des années 2000 a complètement changé notre mode de vie, nous poussant à s’informer différemment, à gérer nos finances différemment, à écouter de la musique différemment, à dépenser différemment etc… et tout ça de manière beaucoup plus rapide, à la vitesse d’un click de souris ! Beaucoup de personnes (comme moi) ont grandi dans cette vague depuis l’adolescence, d’autres l’ont subi (les générations précédentes) et les derniers baignent dedans depuis leur naissance (la nouvelle génération). La vitesse avec laquelle la digitalisation progresse nous dépasse tous plus ou moins, et pour les plus réticents d’entre nous à intégrer pleinement cette vague, il va falloir encaisser très rapidement une deuxième vague, celle que Stéphane Loignon appel « la seconde révolution d’internet »: la blockchain.

La naissance de la Blockchain

Satoshi Nakamoto… Voici le nom (ou plutôt le pseudonyme, son vrai nom n’étant pas connu) que vous devez retenir afin d’être en mesure de répondre à la question suivante: qui a inventé la blockchain ? Ne me demandez pas si cette personne est un homme ou une femme, son sexe semblerais absolument méconnu malgré certaines rumeurs…

Tout commence le 1er novembre 2008 lorsque S. Nakamoto publie un message  dans « The Cryptography Mailing List » (liste de diffusion de spécialistes en cryptographie). Dans ce message elle/il explique avoir, je site: « travaillé sur un nouveau système de cash électronique pair à pair (qui signifie d’ordinateur à ordinateur, ndlr), sans tiers de confiance. » Elle/il argumente ensuite en mettant en avant le fait que « la double dépense est rendue impossible au sein d’un réseau pair à pair, qu’il n’y a pas d’émetteur de monnaie ni d’autre tiers de confiance » et que « les participants peuvent être anonymes ».

Comme quoi rien n’est impossible…

Ce qui signifie que S. Nakamoto venait de mettre sur pied un système que les experts considéraient comme irréalisable jusqu’à ce fameux 1er novembre 2008. En effet, une information envoyée par le biais d’internet est toujours copiée (emails copiés dans la boîte d’envois par exemple), donc il est évident qu’avec de l’argent cette manière de procéder serait impensable du fait que l’on pourrait dépenser une même somme d’argent autant de fois qu’on le souhaite, cette dernière étant infiniment copiable. C’est pourquoi il y a toujours ce que l’on appel « un tiers de confiance » placé au centre d’une transaction entre deux parties (les banques par exemple).

Mais S. Nakamoto ne s’est pas seulement contenté de créer ce système révolutionnaire qui portera très rapidement le nom de « Blockchain » (chaîne de blocs) que nous verrons plus en détail par la suite, mais a également mis en place à travers ce système la monnaie virtuelle que nous connaissons tous aujourd’hui: le bitcoin. Cette cryptomonnaie, à travers la blockchain, s’échange donc de manière complètement décentralisée, sans aucun intermédiaire de confiance avec la certitude que la personne qui envoie un Bitcoin le possédait bien avant et ne le possède plus après.

Le fonctionnement de la Blockchain

La Blockchain est tout à fait comparable à un gigantesque registre dupliqué dans le sens où chacun possède son propre exemplaire dans lequel est recensé toutes les transactions effectuées. Dès lors qu’une personne y inscrit quelque chose (un transfert de bitcoins par exemple), tout le monde est en capacité de le voir car ce qui vient d’être inscrit apparaît sur ce grand livret et donc sur l’exemplaire de chacun (concrètement, afin de vous faire une idée, vous pouvez directement voir ici et en direct les transactions de bitcoins.)

Chaque opérateur sur la blockchain possède une « clé publique » qui équivaut tout simplement à une sorte de RIB. Cette clé publique est constituée d’environ 34 caractères contenant des chiffres, des lettres majuscules et minuscules.

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La photo ci-dessus est un historique de transaction effectué d’une personne à deux autres personnes. À gauche nous pouvons lire la clé publique de la personne qui envoie les Bitcoins et à droite, celles des deux personnes qui ont reçu ces Bitcoins.

Les transactions sont regroupées en blocs ce qui permet de valider toutes les transactions qui composent ce bloc en une seule fois. Ces derniers sont reliés par la suite les uns aux autres ce qui, vous l’aurez compris, forme cette fameuse chaîne de block.

Les 6 étapes de l’itinéraire d’une transaction pour mieux comprendre

blockchain bitcoin transfert

  1. Xi Jinping envoi un Bitcoin à Donald (il fallait bien trouver deux exemples 😉
  2. La transaction, son code numérique, son montant et l’heure à laquelle elle a été effectuée sont enregistrés dans un bloc au milieu d’autres opérations.
  3. Toutes les transactions du bloc sont ensuite vérifiées par les membres du réseaux qui entrent en compétition (être le « mineur« ) pour le valider. (En savoir plus sur le minage et sur comment devenir mineur de Bitcoin.)
  4. Dès lors que le block est validé, il rejoint la chaîne des blocs précédemment validés.
  5. Donald reçoit le Bitcoin envoyé par Xi Jinping.
  6. L’opération ainsi que toutes celles du bloc fraîchement validé sont conservées dans un registre crypté auquel tout le monde a accès.

Les utilisations futures de la Blockchain

Nous connaissons tous la blockchain à travers le bitcoin, d’ailleurs beaucoup de personnes font encore régulièrement l’erreur de confondre les deux en associant systématiquement la blockchain au bitcoin. Donc rappelez-vous bien que le bitcoin est un actif et que la blockchain est la technologie qui permet de faire circuler cet actif.

Une erreur également commise consiste à penser que la technologie blockchain ne peut que être utilisée dans le cadre de transferts de cryptomonnaies. Ces personnes sous-estiment grandement la puissance de la blockchain… Voici quelques exemples qui illustrent la puissance de la blockchain et les révolutions futures qu’elle apportera et qu’elle apporte d’ors et déjà:

  • Paiements/transfert d’argent

Nous venons de le voir avec le Bitcoin mais il existera à l’avenir certainement d’autres monnaies électroniques de ce genre. Payer avec une monnaie circulant à travers la blockchain est une sécurité bien supérieur à celle des cartes bancaires (n’oublions pas que beaucoup d’entreprises se font régulièrement pirater les numéros de cartes bancaires de leurs clients) et permet à chacun de bénéficier de faibles frais de transaction, ce qui est d’autant plus interessant dans le cas des paiements à l’étranger.

  • Mutuelles et assurances

Pour ce type d’organisme la blockchain présentera plusieurs avantages comme la transparence (données enregistrées dans des registres consultables par les différentes parties), l’automatisation des remboursements (versement instantané d’une certaine somme lors d’une panne d’un matériel ou bien d’un accident)

De grands groupes tel que Axa, Allianz ou encore IBM s’intéressent déjà depuis un certains temps à ces questions d’automatisation. On pourrait donc facilement imaginer que le domaine des assurances évoluera certainement très prochainement vers les solutions offertes par la blockchain.

  • Cloud décentralisé

Les quantités de données astronomiques détenues par les grandes entreprises sont jusqu’à présent stockées sur des serveurs centralisés et donc vulnérables au hacking. Souvenez vous des 500 millions d’utilisateurs de Yahoo ainsi lésés en septembre 2016, ou encore plus récemment les données de 29 millions d’utilisateurs de Facebook volées en octobre 2018…

Des solutions ont déjà été mises en place par des start up avec le développement de « cloud distribué ». Ces systèmes permettent de ne plus avoir de centralisation des données mais de les héberger dans les nombreux ordinateurs des participants en utilisant la technologie blockchain afin de sécuriser les fichiers.

  • Droits d’auteurs

Que ce soit la musique, la photographie ou encore le journalisme, ces domaines sont confrontés depuis les débuts d’internet à de nombreux soucis de piratage de contenu, privant les artistes de leur juste rémunération. Malgré les lois mises progressivement en place contre le téléchargement illégale, il est impossible d’éliminer complètement ce fléau.

C’est pourquoi encore une fois la blockchain serait et sera dans les années qui viennent un moyen infaillible pour palier à ces problèmes. De nombreuses start up, que ce soit aux États-Unis, au Royaume-Unis ou encore en Israël sont d’ors et déjà en mouvement en inventant de nouvelles façon d’automatiser le reversement aux artistes des droits d’auteurs via la blockchain, à travers des « smart contracts » (« contrats intelligents » en français). Ceci afin de rendre aux artistes les parts du gâteau manquantes.

Pour aller plus loin…


Ce ne sont là que quelques exemples de ce que permet la blockchain mais cela vous donne une idée de l’éventail des possibilités que nous offre cette technologie. Si ce sujet vous intéresse (et nous devons tous nous y intéresser), je vous invite vivement à lire l’ouvrage de Stéphane Loignon qui s’intitule « Big Bang Blockchain ». Ce livre a largement inspiré cet article et vous donnera une présentation beaucoup plus concrète de la blockchain et de ses possibilités.


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Dans cet ebook « Psychologie en trading » (100% gratuit), je t’offre l’occasion de gagner du temps en partageant avec toi les 6 erreurs liées à la psychologie qui m’ont pris du temps à réaliser avant de pouvoir travailler à les corriger… Pour chacune d’elles, je t’explique comment les éviter afin que toi aussi, tu puisse enfin briser les chaînes qui empêchent ta performance de décoller ! À tout de suite 😀

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